Le mois de janvier approche. Passé l’euphorie (ou l’écœurement) des fêtes, le défi du Dry January (janvier sec) se présente. Mais attention : s’abstenir d’alcool pendant un mois est une démarche bien plus ambitieuse qu’il n’y paraît.
Je m’appelle Emmanuel, je suis hypnothérapeute à Mâcon. Dans ma pratique, j’accompagne de nombreuses personnes vers la libération des addictions. Voici mon regard sur ce « marathon » de janvier et mes conseils pour ne pas tomber dans les pièges classiques.
L’hypnose : une alliée pour calmer le « bruit mental »
Contrairement aux idées reçues, l’hypnothérapie n’est pas une baguette magique qui vous « endort » pour vous changer malgré vous. C’est un outil naturel qui permet de :
- Apaiser le système nerveux et réduire l’anxiété.
- Réduire le bruit émotionnel qui pousse souvent à la consommation.
- Renforcer la motivation en travaillant sur vos objectifs profonds.
En séance, la question cruciale est souvent : « Pourquoi est-ce important pour vous ? ». La réponse est rarement simple, car la consommation d’alcool est souvent tricotée avec notre identité et notre vie sociale.
Les 3 pièges qui font échouer le Dry January
D’après mon expérience, 99 % des gens qui se lancent sans préparation échouent pour les mêmes raisons :
- Sous-estimer la force de l’habitude (ou de l’addiction) : On pense que « c’est juste un verre », mais le cerveau est câblé sur des automatismes puissants.
- Surestimer sa motivation : La volonté est une pile qui se décharge vite face à la fatigue ou au stress.
- Sous-estimer la réalité sociale : On espère du soutien, mais la réalité est souvent plus décevante.
Préparez votre « plan de bataille » : mes conseils concrets
1. Anticipez la pression sociale
C’est la vérité la plus difficile à entendre : vos proches ne vous soutiendront pas forcément autant que vous l’espérez. Pourquoi ? Parce que votre sobriété les renvoie à leur propre consommation.
Le conseil d’Emmanuel : Ne vous justifiez pas. Face à un « pousseur », répondez simplement : « Pas tout de suite, peut-être plus tard ». Si l’on insiste, demandez : « Pourquoi est-ce un problème pour toi que je boive un jus d’orange ? ». Généralement, cela clôt le débat.
2. Gérez votre énergie physique
Le sevrage, même temporaire, demande une énergie folle à votre organisme.
- Dormez le plus possible : Mettez en pause vos projets non vitaux. Soyez moins exigeant sur les corvées.
- Ne sortez jamais le ventre vide : La satiété physique réduit drastiquement l’envie d’alcool. Mangez un fruit ou un encas avant chaque événement social.
3. Soyez proactif
N’attendez pas qu’on vous propose un verre. Dès votre arrivée dans un bar ou une soirée, allez commander vous-même votre boisson non alcoolisée. Une fois votre verre en main, la pression diminue.
Le cadeau caché du mois de janvier : la lucidité
Le Dry January n’est pas qu’une question de santé physique. En arrêtant le « bruit » de l’alcool, vous allez devenir beaucoup plus lucide. Cette clarté nouvelle peut mettre en lumière des problèmes (relationnels, personnels ou professionnels) que vous évitiez de voir. C’est là que la démarche devient vraiment ambitieuse : elle peut transformer votre vie de tous les jours.
Conclusion : Vous en êtes capable
Que ce mois soit pour vous une simple formalité ou un véritable défi, gardez en tête que la préparation est la clé. Acceptez la possibilité d’un faux pas, apprenez de vos réactions sur le terrain, et célébrez chaque victoire quotidienne dans un journal.
Vous découvrirez peut-être que vous êtes capable de bien plus que vous ne le pensiez.
Vous souhaitez être accompagné pour préparer votre Dry January ou travailler sur votre consommation ? N’hésitez pas à me contacter à Mâcon pour une séance d’hypnose personnalisée.
Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.